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Lobinayo Learning

S’organiser

Savoir quoi faire en premier, se fixer des objectifs clairs et découper les gros projets.

Avoir beaucoup de choses à faire n’est pas le vrai problème : c’est de ne pas savoir par quoi commencer. Quelques outils simples aident à y voir clair, à l’école comme à la maison.

Tu vas apprendre à trier tes tâches selon leur urgence et leur importance, à écrire des objectifs qu’on peut vraiment atteindre, et à découper un gros projet en petites étapes.

Les exercices

Les outils, pas à pas

  • La liste de tâches

    1. 1Note tout ce que tu as à faire, pour vider ta tête.
    2. 2Écris chaque tâche avec un verbe : « réviser le chapitre 3 » plutôt que « histoire ».
    3. 3Choisis les trois tâches les plus importantes du jour.
    4. 4Coche ce qui est fait : c’est motivant.
  • La matrice d’Eisenhower

    On classe chaque tâche selon deux questions : est-elle urgente ? est-elle importante ?

    1. 1Urgent et important : fais-le maintenant.
    2. 2Important mais pas urgent : planifie-le. C’est la case des vrais progrès (réviser tôt, faire du sport, lire).
    3. 3Urgent mais pas important : fais-le vite ou demande de l’aide.
    4. 4Ni urgent ni important : laisse tomber.
    À toi : Dans quelle case mettre « réviser un peu chaque jour pour l’examen du mois prochain » ?

    Important mais pas urgent : à planifier. Si on attend, cela devient urgent et stressant.

  • Les objectifs SMART

    1. 1Spécifique : précis (« les tables de 6 à 9 », pas « les maths »).
    2. 2Mesurable : on peut compter (« 10 mots par jour »).
    3. 3Atteignable : réaliste pour toi, maintenant.
    4. 4Réaliste et utile : il a du sens pour toi.
    5. 5Temporel : une date limite (« d’ici le 1er décembre »).

    « Être meilleur en anglais » devient « apprendre 10 mots d’anglais par jour pendant un mois, avec mes cartes ».

  • Découper et prévoir quand

    1. 1Un gros projet fait peur : découpe-le en étapes de moins d’une heure.
    2. 2Range les étapes dans l’ordre.
    3. 3Pour chaque étape, décide quand et où : « mardi, après le repas, à mon bureau, je fais le plan ».

La science derrière

Des objectifs précis et un peu difficiles mènent à de meilleures performances que des objectifs vagues comme « faire de son mieux » : c’est la conclusion de plusieurs décennies de recherche sur les objectifs (Locke et Latham, 2002).

Décider à l’avance quand, où et comment on fera une tâche (« si c’est mardi après le repas, alors je fais le plan ») aide beaucoup à passer à l’action, d’après une synthèse de 94 expériences (Gollwitzer et Sheeran, 2006).

La matrice porte le nom du président américain Dwight Eisenhower. En 1954, il a cité un ancien président d’université : « J’ai deux sortes de problèmes, les urgents et les importants. Les urgents ne sont pas importants, et les importants ne sont jamais urgents. »

Ce qui est exagéré

Eisenhower n’a pas inventé la matrice en quatre cases : il citait quelqu’un d’autre, et le tableau a été popularisé bien plus tard. Le sigle SMART vient du monde des entreprises (années 1980) : c’est un aide-mémoire pratique, pas une loi scientifique. Aucun outil ne remplace le fait de commencer : le meilleur planning est celui qu’on suit.

Les autres méthodes