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Mon corps m’appartient : respect, consentement et personnes de confiance

Ton corps t'appartient. Personne n'a le droit de le toucher, de le photographier ou de le commenter sans ton accord, et tu as le droit de dire non sans te justifier. Si quelqu'un franchit cette limite, ce n'est jamais ta faute, et il existe toujours quelqu'un à qui en parler.

13-18 ans

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Mon corps m’appartient : respect, consentement et personnes de confiance

Ton corps t'appartient

C'est la base de tout le reste : ton corps est à toi. Tu as le droit de décider qui s'approche de toi, qui te touche, et comment. Ce droit ne dépend ni de ton âge, ni de ce que tu portes, ni de la personne qui est en face de toi.

L'UNESCO explique que connaître son corps et savoir nommer ses parties est une protection : cela aide les enfants et les adolescents à comprendre ce qui est acceptable, à repérer ce qui ne l'est pas et à demander de l'aide.

Le consentement, au quotidien

Consentir, c'est être d'accord, librement. Le consentement se voit dans des situations très simples :

  • accepter ou refuser une accolade, une bise, une chatouille ;
  • accepter ou refuser d'être pris en photo, ou que sa photo soit partagée ;
  • prêter ou non son téléphone, ses affaires.

Un vrai accord :

  • est libre : obtenu sans pression, sans menace, sans chantage, sans cadeau en échange ;
  • peut changer : on a le droit de dire oui puis non ;
  • ne se devine pas : le silence ou la peur ne sont pas un oui.

Dire non est un droit. Il n'a pas besoin d'explication. Et ce droit vaut aussi pour les autres : respecter le non de quelqu'un fait partie du respect qu'on lui doit.

Ce qui n'est jamais acceptable

  • Que quelqu'un, adulte ou jeune, inconnu ou proche, membre de la famille, enseignant, voisin, ami, touche tes parties intimes, ou te demande de toucher les siennes.
  • Qu'on te montre des images de corps nus, ou qu'on te demande des photos intimes. Une photo envoyée peut être copiée et partagée sans fin : on n'en envoie jamais, et on en parle à un adulte si quelqu'un insiste.
  • Qu'on fasse des remarques gênantes et répétées sur ton corps, ta poitrine, tes règles.

Un soignant peut avoir besoin d'examiner ton corps pour te soigner. Il t'explique ce qu'il va faire et pourquoi, il demande ton accord, et tu peux être accompagnée d'une personne de confiance.

Les secrets qui font peur ne se gardent pas

Un bon secret, c'est une surprise d'anniversaire. Un secret qui rend triste, qui fait peur ou qui met mal à l'aise ne se garde pas.

L'UNICEF conseille aux parents de rappeler à leurs enfants qu'un adulte ne devrait jamais leur demander de garder un secret, et qu'ils peuvent toujours venir leur parler.

Si quelqu'un te dit que « personne ne te croira », te menace ou te fait des cadeaux pour que tu te taises, c'est justement le signe qu'il faut parler.

Ce n'est jamais ta faute

Si quelqu'un a franchi tes limites, ce n'est pas ta faute. Ni ta tenue, ni l'endroit où tu étais, ni le fait d'avoir accepté autre chose avant ne rendent une agression acceptable.

Ces situations sont malheureusement fréquentes : selon l'Organisation mondiale de la santé, une femme sur cinq et un homme sur sept déclarent avoir subi des violences sexuelles pendant leur enfance. Elles peuvent être le fait de personnes que l'enfant connaît, qui profitent de la confiance ou du pouvoir qu'elles ont sur lui.

Les règles ne changent rien à tes droits

Avoir ses règles ne fait pas d'une fille une adulte. Les Nations unies rappellent que l'idée selon laquelle les premières règles rendraient une fille « prête » pour le mariage ou les relations sexuelles expose des filles au mariage d'enfants, aux violences et aux grossesses précoces.

De même, aucun examen ne permet de savoir si une fille a eu ou non des relations sexuelles. L'aspect de l'hymen, une fine membrane à l'entrée du vagin, varie beaucoup d'une personne à l'autre et ne prouve rien. L'Organisation mondiale de la santé et d'autres agences des Nations unies demandent l'arrêt des prétendus « tests de virginité » : ils n'ont aucune valeur scientifique, ils sont humiliants et violent les droits des filles et des femmes.

Protéger son intimité

Tu as le droit à l'intimité : te laver, te changer, changer de protection pendant tes règles à l'abri des regards. Tu peux demander qu'on frappe avant d'entrer, et une école doit offrir des toilettes qui ferment. Respecter l'intimité des autres, c'est la même règle dans l'autre sens.

À qui parler

  • un parent ou un autre membre de la famille en qui tu as confiance ;
  • une enseignante, un directeur, l'infirmière scolaire ;
  • un agent de santé, un centre de santé ;
  • un service social, une association de protection de l'enfance, la police.

Si la première personne ne t'écoute pas ou ne te croit pas, parles-en à une autre, puis à une autre encore. Dans une situation grave, il vaut mieux en parler à plusieurs personnes qu'à aucune.

Le savais-tu ?

  • L'UNICEF conseille aux parents de rappeler aux enfants qu'un adulte ne devrait jamais leur demander de garder un secret.
  • Selon l'OMS, aucun examen ne permet de savoir si une fille ou une femme a eu des rapports sexuels : les « tests de virginité » n'ont aucune valeur scientifique.
  • Selon l'UNESCO, connaître son corps et savoir le nommer aide les enfants à se protéger des abus et à demander de l'aide.

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