Ce que c'est
Le syndrome prémenstruel, souvent abrégé en SPM, désigne les changements physiques et émotionnels qui apparaissent dans les jours, parfois les deux semaines, qui précèdent les règles. Il est souvent le plus fort pendant les quatre derniers jours avant les règles, et disparaît en général deux à trois jours après leur début.
La plupart des femmes en ont à un moment de leur vie, mais pas toutes, et pas forcément chaque mois. D'une personne à l'autre, et d'un mois à l'autre, il peut être très différent.
Les signes les plus fréquents
Dans les émotions
- se sentir triste, irritable, anxieuse ou à fleur de peau ;
- avoir des sautes d'humeur ;
- avoir du mal à se concentrer.
Dans le corps
- un ventre ballonné ;
- des seins gonflés et sensibles ;
- des maux de tête, des douleurs de dos ;
- des boutons ;
- de la fatigue ou du mal à dormir ;
- plus ou moins d'appétit, des envies de certains aliments.
Pourquoi
On ne le sait pas complètement. Les chercheurs pensent qu'il est lié aux variations des hormones du cycle, et en particulier à la baisse des œstrogènes et de la progestérone dans les jours qui précèdent les règles, quand il n'y a pas de grossesse. Certaines personnes semblent plus sensibles que d'autres à ces variations.
Ce qui aide
- Bouger régulièrement, et pas seulement les jours difficiles : marche rapide, course, vélo, danse, natation. Les gynécologues conseillent environ 30 minutes la plupart des jours.
- Manger équilibré, avec des fruits et des légumes ; prendre de petits repas plus souvent aide certaines personnes.
- Limiter la caféine (café, thé fort, boissons énergisantes), qui peut accentuer l'irritabilité et l'anxiété.
- Dormir à heures régulières, y compris le week-end.
- Se détendre : respiration lente, étirements, yoga, une activité qu'on aime.
- Contre la douleur, un médicament comme le paracétamol ou l'ibuprofène peut aider, avec l'accord d'un adulte ou d'un soignant, en suivant la notice.
- Noter ses symptômes chaque jour pendant deux ou trois cycles. Ce journal aide à repérer ce qui revient, et un soignant s'en sert pour comprendre.
Beaucoup de produits et de compléments sont vendus contre le SPM. La plupart n'ont pas fait la preuve de leur efficacité, et certains peuvent être dangereux à forte dose ou avec d'autres médicaments : on n'en prend pas sans l'avis d'un soignant.
Des émotions réelles, qui ne définissent pas une personne
Ce qu'on ressent avant ses règles est réel. Ce n'est ni un caprice ni de la comédie. On a le droit de dire « j'ai besoin d'un moment », de ralentir, de se reposer.
Mais le SPM ne dit rien de l'intelligence ni des capacités d'une personne. Les Nations unies rappellent que les préjugés sur le SPM servent encore à rabaisser les femmes à l'école et au travail. Dire d'une fille en colère que « ce sont ses règles », c'est refuser d'écouter ce qu'elle dit.
Quand consulter
- Quand les symptômes gâchent la vie chaque mois, malgré les gestes ci-dessus.
- Quand la tristesse ou l'anxiété sont présentes tout le mois, et pas seulement avant les règles : il peut s'agir d'autre chose, comme une dépression ou un trouble anxieux, qui se soignent.
- Une petite partie des femmes ont une forme très intense, le trouble dysphorique prémenstruel : colère, anxiété ou tristesse très fortes avant les règles. Il se soigne aussi.
- Tout de suite, si l'on a des pensées très sombres ou envie de se faire du mal, même seulement avant les règles : on en parle immédiatement à un adulte de confiance ou à un soignant.
Pour aller plus loin
- Le cycle menstruel, pour comprendre les hormones en jeu.
- Manger, bouger, dormir pendant ses règles.
- Les signaux qui doivent faire consulter.
Le savais-tu ?
- Le syndrome prémenstruel est souvent le plus fort pendant les quatre jours qui précèdent les règles, et disparaît en général deux à trois jours après leur début.
- Pour reconnaître un syndrome prémenstruel, les médecins demandent souvent de noter ses symptômes chaque jour pendant deux à trois cycles.
- Selon le Fonds des Nations unies pour la population, ce sont les femmes d'une trentaine d'années qui ont le plus souvent un syndrome prémenstruel.
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