Aller au contenu
Lobinayo Learning

La statue de la Liberté, à New York

Offerte par des Français aux États-Unis et inaugurée en 1886 dans le port de New York, la statue de la Liberté célébrait la fin de l'esclavage et l'amitié entre les deux pays. Pour des millions d'immigrants arrivant par bateau, elle est devenue un signe de bienvenue.

8-12 ans

WhatsAppFacebook
La statue de la Liberté, inaugurée en 1886 dans le port de New York (États-Unis) : un cadeau de la France, sculpté par Auguste Bartholdi.銀河市長 · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Où, quand, par qui

La statue de la Liberté se dresse sur une petite île du port de New York, aux États-Unis, aujourd'hui appelée Liberty Island. Son vrai nom est « la Liberté éclairant le monde ».

L'idée vient d'un Français, Édouard de Laboulaye, un penseur politique qui combattait l'esclavage. En 1865, les États-Unis sortent de la guerre de Sécession : le Nord a gagné et l'esclavage est aboli. Laboulaye propose que la France offre aux Américains un grand monument pour saluer cette victoire de la liberté.

Le sculpteur Auguste Bartholdi dessine la statue. Pour sa structure intérieure, il fait appel à l'ingénieur Gustave Eiffel, le futur constructeur de la tour Eiffel. La statue est inaugurée le 28 octobre 1886.

Comment on l'a construite

Une peau de cuivre sur un squelette de fer. La statue est faite de feuilles de cuivre martelées, épaisses d'environ 2,4 millimètres, l'épaisseur de deux pièces de monnaie. Elles sont fixées sur une charpente de fer imaginée par Eiffel, haute de près de 30 mètres, qui doit résister aux vents violents du port. La statue peut d'ailleurs osciller de quelques centimètres par grand vent.

De Paris à New York, en caisses. La statue a été assemblée une première fois à Paris, puis démontée. En 1885, elle traverse l'Atlantique en pièces détachées à bord d'un navire de la marine française, l'Isère.

Un socle payé par 125 000 personnes. Aux États-Unis, l'argent manque pour construire le piédestal. Le patron de presse Joseph Pulitzer lance un appel dans son journal : en six mois, plus de 100 000 dollars sont réunis, surtout en petits dons d'un dollar ou moins, de la part d'environ 125 000 personnes, dont le journal publie tous les noms.

Du sol à la flamme, l'ensemble mesure 93 mètres ; la statue seule, du socle à la torche, 46 mètres.

Dans l’atelier parisien, vers 1882 : les ouvriers martèlent les plaques de cuivre sur des moules en bois, à côté de la main gauche de la statue.Albert Fernique · Domaine public · Wikimedia Commons

Ce qu'elle raconte

À ses pieds, une chaîne brisée et un anneau de fer cassé rappellent l'abolition de l'esclavage. Mais le service des parcs nationaux américains le souligne : en 1886, la liberté que symbolise cette chaîne brisée n'était pas encore une réalité pour les Afro-Américains, victimes de discriminations violentes.

Entre 1886 et 1924, près de 14 millions d'immigrants sont arrivés aux États-Unis par New York. Pour eux, la torche levée ne voulait pas dire « les lumières de la raison », comme le pensaient ses créateurs, mais « bienvenue ». En 1883, la poétesse Emma Lazarus avait écrit un poème, Le Nouveau Colosse, qui fait parler la statue comme une « mère des exilés » ; il a été gravé sur une plaque de bronze placée dans le socle en 1903.

Ce que l'on sait, ce que l'on raconte

Un cadeau de l'État français ? Pas exactement. La statue a été payée en France par des souscriptions, et son socle par des milliers d'Américains. C'est un cadeau de peuple à peuple plus que d'un gouvernement à un autre.

Tout le monde était invité ? Le jour de l'inauguration, plus d'un million de personnes assistent au premier défilé sous une pluie de rubans de papier. Mais les membres d'une association new-yorkaise pour le droit de vote des femmes n'ont pas pu obtenir de place à la cérémonie, parce qu'elles venaient sans homme : elles ont loué un bateau pour la regarder depuis l'eau.

La protéger aujourd'hui

La statue a d'abord été confiée au service des phares des États-Unis, car sa torche devait guider les navires. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1984 et gérée par le service des parcs nationaux.

Son cuivre, exposé au sel et au vent de la mer, et sa structure de fer demandent un entretien constant ; la statue a été entièrement restaurée pour ses cent ans, en 1986.

Pour aller plus loin

Le savais-tu ?

  • La peau de cuivre de la statue de la Liberté n'a que l'épaisseur de deux pièces de monnaie.
  • Le socle a été financé par environ 125 000 personnes, surtout par des dons d'un dollar ou moins.
  • Une chaîne brisée est cachée aux pieds de la statue : elle rappelle l'abolition de l'esclavage.

Cette fiche t’a plu ? Partage-la avec tes amis ou ta classe.

WhatsAppFacebook

Teste ce que tu viens de lire

Chaque réponse est expliquée, juste ou fausse. C’est là qu’on apprend le plus.

À lire ensuite

Les sept merveilles du monde, d’hier et d’aujourd’hui

Il y a plus de deux mille ans, des auteurs grecs ont dressé la liste des sept constructions les plus extraordinaires qu'ils connaissaient. Une seule existe encore : la grande pyramide de Gizeh, en Égypte.

8-12 ans

Les pyramides de Gizeh et le Sphinx, en Égypte

Il y a environ 4 500 ans, au bord du désert, en Égypte, des milliers de travailleurs ont élevé trois pyramides pour servir de tombeaux à des rois. La plus grande est la seule des sept merveilles du monde antique encore debout.

8-12 ans

Stonehenge, le cercle de pierres d’Angleterre

Dans le sud de l'Angleterre, des hommes et des femmes de la préhistoire ont dressé, il y a environ 4 500 ans, un cercle de pierres géantes aligné sur le Soleil. On ne sait toujours pas exactement à quoi il servait.

8-12 ans

L’Acropole d’Athènes et le Parthénon

Au Vᵉ siècle avant notre ère, les Athéniens ont couronné le rocher qui domine leur ville de temples de marbre, dont le Parthénon, dédié à la déesse Athéna. Abîmé par les guerres et dispersé entre plusieurs musées, il reste au cœur d'une dispute entre la Grèce et le Royaume-Uni.

13-18 ans

Le Colisée, l’amphithéâtre de Rome

Il y a près de 2 000 ans, les empereurs romains ont fait construire à Rome un immense amphithéâtre où 50 000 personnes venaient voir des combats de gladiateurs et des chasses d'animaux. On l'admire pour son architecture, et on y rappelle aussi la violence de ces spectacles.

8-12 ans

La Grande Muraille de Chine

Pendant près de deux mille ans, les empereurs de Chine ont fait construire et reconstruire des murs pour protéger le nord de leur empire. Mis bout à bout, ils mesurent plus de 21 000 kilomètres, et des centaines de milliers de travailleurs forcés y ont peiné.

8-12 ans