Aller au contenu
Lobinayo Learning
L’article précédent

Parcours · 10 étapes · 70 min

Le goût de l’excellence : de la curiosité à la reconnaissance

Dix vies pour comprendre comment on arrive à faire très bien une chose qui compte : la curiosité, le travail, les échecs, l'aide des autres, les injustices à surmonter, et parfois, bien plus tard, la reconnaissance. Et pour finir, ce que tu peux commencer dès maintenant.

À la fin, tu sauras

  • Raconter comment dix personnes de plusieurs continents sont arrivées à ce qu'elles ont accompli
  • Montrer que personne ne réussit seul, en nommant quelqu'un qui a aidé chacune d'elles
  • Expliquer pourquoi un échec, un refus ou une injustice n'ont pas arrêté ces personnes
  • Dire comment on est choisi pour un grand prix, et pourquoi on ne peut pas se proposer soi-même
  • Trouver une première chose à essayer soi-même, comme un concours ouvert aux élèves
  1. 1

    Tout commence par la curiosité : une petite fille qui compte les marches, les assiettes et les couverts, et qui deviendra la mathématicienne dont un astronaute exigera l'accord avant de partir.

    Katherine Johnson, la mathématicienne qui a calculé la route des astronautesElle a calculé à la main les trajectoires des premiers vols spatiaux américains, au point qu'un astronaute a refusé de partir sans son accord. Femme et noire dans une Amérique qui séparait les Blancs et les Noirs, elle a réussi en posant une question que personne n'osait poser : pourquoi pas moi ?Lire
  2. 2

    La curiosité se nourrit de travail. En Inde, un jeune homme pauvre apprend presque seul dans un vieux livre, remplit des cahiers de formules, et ne se décourage pas quand personne ne sait les juger.

    Srinivasa Ramanujan, le génie des nombres qui avait appris presque seulNé en Inde en 1887 dans une famille pauvre, il apprend les mathématiques presque seul dans un vieux livre et remplit des cahiers de formules que personne autour de lui ne sait juger. Une lettre envoyée à un professeur de Cambridge change sa vie ; il meurt à 32 ans, en laissant des découvertes que les chercheurs étudient encore.Lire
  3. 3

    Travailler, c'est aussi tenir quand rien n'est donné. Marie Curie n'a reçu ni le droit d'étudier, ni un vrai laboratoire, ni la reconnaissance de tous ses collègues.

    Marie Curie, la chercheuse aux deux prix NobelElle a découvert deux éléments chimiques, compris que certains atomes émettent des rayons par eux-mêmes, et reçu deux prix Nobel. Rien ne lui a été donné : ni le droit d'étudier, ni un vrai laboratoire, ni la reconnaissance de tous ses collègues.Lire
  4. 4

    Chercher, c'est parfois relire le passé. En Chine, une pharmacologue trouve dans un livre de plus de 1 600 ans l'idée qui fait enfin marcher une plante contre le paludisme, et elle teste l'extrait sur elle-même.

    Tu Youyou, la chercheuse qui a tiré d'une plante un remède contre le paludismeEn relisant un livre de médecine vieux de plus de 1 600 ans, une pharmacologue chinoise a compris pourquoi une plante ne marchait pas contre le paludisme, et comment la faire marcher. Le médicament qu'elle a découvert, l'artémisinine, a sauvé des millions de vies et lui a valu le prix Nobel en 2015.Lire
  5. 5

    Une découverte peut commencer par un hasard, une moisissure tombée dans une boîte. Mais il faudra plus de dix ans et toute une équipe pour en faire un médicament.

    Alexander Fleming et la pénicilline, la moisissure qui a sauvé des millions de viesEn 1928, à Londres, un médecin écossais remarque qu'une moisissure tombée par hasard dans une de ses boîtes de culture a tué les microbes autour d'elle. Il faudra plus de dix ans et toute une équipe, en Angleterre puis aux États-Unis, pour transformer cette observation en médicament : la pénicilline, le premier grand antibiotique.Lire
  6. 6

    L'excellence, c'est aussi la préparation. Amundsen a passé des années à apprendre, notamment auprès des Inuit, et il a pourtant commis une grave erreur : même les meilleurs se trompent.

    Roald Amundsen, le premier au pôle SudLe 14 décembre 1911, le Norvégien Roald Amundsen et quatre compagnons atteignent les premiers le pôle Sud, le point le plus au sud de la Terre. Il ne doit pas sa victoire à la chance : il a passé des années à apprendre, notamment auprès des Inuit du Grand Nord, et à tout préparer, sans éviter pour autant une grave erreur.Lire
  7. 7

    Certains doivent en plus lutter contre l'injustice. Fils de parents qui avaient fui l'esclavage, Lewis Latimer apprend seul le dessin technique et doit toute sa vie prouver sa valeur face au racisme.

    Lewis Latimer, le dessinateur autodidacte qui a fait durer les ampoulesFils de parents qui avaient fui l'esclavage aux États-Unis, Lewis Latimer apprend seul le dessin technique, dessine les plans du téléphone et invente une façon de fabriquer des filaments d'ampoule plus solides. Il a dû, toute sa vie, prouver sa valeur face au racisme de son époque.Lire
  8. 8

    Il faut parfois une immense patience. Jean-Jacques Muyembe approche Ebola dès 1976 ; près de cinquante ans plus tard, une idée qu'il avait défendue presque seul aboutit à l'un des premiers traitements efficaces contre ce virus.

    Jean-Jacques Muyembe, le médecin congolais qui a passé sa vie à combattre EbolaEn 1976, ce jeune virologue congolais a été le premier scientifique à approcher les malades d'une fièvre inconnue, qu'on appellera Ebola. Près de cinquante ans plus tard, une idée qu'il avait défendue presque seul a abouti à l'un des premiers traitements efficaces contre ce virus.Lire
  9. 9

    Vient parfois la reconnaissance. Mais personne ne peut se proposer soi-même au prix Nobel : ce sont d'autres qui vous choisissent, souvent des dizaines d'années après le travail qui compte.

    Le prix Nobel, la récompense que le monde entier regardeChaque année depuis 1901, le prix Nobel récompense des découvertes en physique, en chimie et en médecine, une œuvre littéraire et une action pour la paix, et depuis 1969 un travail en économie. Personne ne peut se proposer soi-même : on est choisi, souvent des dizaines d'années après avoir fait ce qui compte.Lire
  10. 10

    Et toi ? Pas besoin d'attendre un prix : des concours ouverts aux élèves, du Kangourou des mathématiques aux olympiades, apprennent déjà à chercher, à travailler en équipe et à continuer après un échec.

    Olympiades, Génies en herbe, inventions : les concours où les jeunes se distinguentDes concours accueillent chaque année des millions d'élèves, du Kangourou des mathématiques aux olympiades internationales, des tournois de culture générale aux salons d'inventions. On n'y gagne pas toujours de médaille, mais on y apprend à chercher, à travailler en équipe et à continuer après un échec.Lire

8-12 ans