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Lobinayo Learning

L’awalé

Semer des graines, compter et prendre : le plus célèbre des jeux de semailles africains.

Les leçons

Une grande famille de jeux

L’awalé fait partie des jeux de semailles, qu’on appelle aussi mancala, d’un mot arabe qui veut dire « déplacer ». On connaît plus de 800 noms de jeux de cette famille, joués en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et dans les Caraïbes.

Les plus anciennes traces sûres viennent d’Éthiopie, dans l’ancien royaume d’Aksoum : des plateaux taillés dans la pierre et en poterie, datés des VIe et VIIe siècles.

L’awalé et ses noms

Le jeu présenté ici se joue sur 12 trous avec 48 graines. On pense qu’il vient du peuple ashanti, au Ghana, où on l’appelle oware. On le nomme awalé en Côte d’Ivoire et au Bénin, wari au Mali, ayò chez les Yoruba du Nigeria, et warri dans les Caraïbes.

Ses règles disent beaucoup : on n’a pas le droit de laisser l’adversaire sans graines. Il faut le « nourrir » pour que la partie continue.

  • Oware

    Ghana

    2 rangées de 6 trous, 48 graines.

  • Bao

    Afrique de l’Est

    4 rangées de 8 trous ; joué en Tanzanie, au Kenya, au Malawi et dans certaines régions de la RDC.

  • Congklak

    Indonésie et Malaisie

    Le nom des jeux de semailles en Malaisie et en Indonésie.

  • Sungka

    Philippines

    Le nom du jeu de semailles des Philippines.

En RDC : le kisolo

En République démocratique du Congo, les Luba, les Lulua et les Songye jouent au kisolo (ou chisolo), un jeu de semailles à 4 rangées de trous. Selon les régions, le plateau compte 4 rangées de 8, de 7 ou de 6 trous, et on commence avec 2 ou 3 graines par trou. Le kisolo se joue aussi en Zambie et au Zimbabwe.

Dans certaines régions du pays, on joue aussi au bao, le grand jeu de semailles de l’Afrique de l’Est.

Un jeu calculé jusqu’au bout

En 2002, des chercheurs ont fait calculer par ordinateur toutes les positions de l’awalé : si les deux joueurs jouent parfaitement, la partie se termine par une nulle, 24 graines partout.