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Asie · Asie du sud-est

Singapour

République de Singapour

Singapour est une cité-État : une île et une soixantaine d'îlots à la pointe sud de la péninsule malaise, où la ville et le pays ne font qu'un. Placée sur le détroit de Malacca, l'une des routes maritimes les plus fréquentées du monde, elle est devenue en quelques décennies l'un des plus grands ports de la planète. Quatre langues y sont officielles, et l'on y fête les traditions chinoises, malaises, indiennes et chrétiennes.

Raffles Place, cœur du quartier d’affaires de Singapour, cité-État bâtie sur une île à la pointe de la péninsule malaise.Ramir Borja. · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons
Capitale
Singapour (cité-État)
Monnaie
Dollar de Singapour (SGD)
Superficie
728 km²

Géographie

Une île à côté de l'équateur

L'île principale se trouve à environ 137 km au nord de l'équateur, séparée de la Malaisie par le détroit de Johor, que franchissent une digue et un pont. Le relief est bas : le point culminant, Bukit Timah, ne dépasse pas 165 mètres. Il fait chaud et humide toute l'année, et de violents orages éclatent presque chaque après-midi pendant les moussons.

Depuis les années 1960, Singapour a gagné sur la mer environ un quart de sa superficie en remblayant les côtes et en reliant des îlots entre eux.

Une ville jardin

Malgré ses gratte-ciel, une grande partie de l'île est couverte de parcs, de réserves et d'arbres plantés le long des rues. La réserve de Bukit Timah conserve une forêt tropicale primaire en pleine ville. Les jardins botaniques, créés en 1859, sont inscrits au patrimoine mondial.

L'eau, un défi

Sans fleuve ni nappe importante, Singapour compte sur « quatre robinets » : l'eau de pluie recueillie dans des réservoirs, l'eau achetée à la Malaisie voisine, l'eau de mer dessalée et les eaux usées recyclées jusqu'à être rendues potables.

Le jardin botanique de Singapour, créé en 1859 et inscrit au patrimoine mondial.Calvin teo · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons

Histoire

La ville du lion

  • XIVe siècle : un port appelé Temasek commerce avec la Chine et Java. Selon la légende, un prince venu de Sumatra y aperçut un animal qu'il prit pour un lion et nomma l'endroit Singapura, la « ville du lion ».
  • XVe-XVIIIe siècle : l'île dépend du sultanat de Malacca, puis de celui de Johor, et n'abrite plus qu'un village de pêcheurs.
  • 1819 : le Britannique Stamford Raffles y fonde un comptoir commercial. Le port libre attire des marchands et des travailleurs de Chine, d'Inde, de l'archipel malais et d'ailleurs.
  • 1826 : Singapour devient l'un des « Établissements des détroits », avec Penang et Malacca.
  • Février 1942 - 1945 : occupation japonaise.

Vers l'indépendance

  • 1959 : Singapour obtient l'autonomie interne ; Lee Kuan Yew devient premier ministre, fonction qu'il occupe jusqu'en 1990.
  • 1963 : l'île entre dans la Malaisie nouvellement formée.
  • 9 août 1965 : Singapour se sépare de la Malaisie et devient un État indépendant. Elle n'a alors ni armée, ni ressources naturelles, ni eau suffisante.
  • Années 1970-2000 : le port, l'industrie électronique, la banque et l'aéroport de Changi font de la ville l'une des plus riches du monde. Le pays est gouverné par le même parti depuis l'indépendance.
La mosquée du Sultan, dans le quartier de Kampong Glam, reconstruite en 1928.Chainwit. · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Culture

Quatre cultures dans une ville

Dans le même quartier se côtoient temples chinois, mosquées, temples hindous et églises. Les fêtes du Nouvel An chinois, de la fin du ramadan, de Deepavali et de Noël sont toutes des jours fériés. Les habitants parlent souvent plusieurs langues, et un anglais local mêlé de mots malais et chinois, le singlish.

Manger dehors

Les hawker centres, grandes halles où des dizaines de petits stands servent des plats bon marché, sont au cœur de la vie quotidienne ; cette culture est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO. On y mange le riz au poulet à la hainanaise, le laksa, soupe épicée au lait de coco, ou le crabe au piment.

Les Peranakan, descendants de marchands chinois et de femmes malaises, ont créé une cuisine, des maisons colorées et une tenue, la kebaya brodée portée sur un sarong de batik.

Le marché de Tekka, dans le quartier de Little India.Pockethealer · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons
Des brochettes de satay au marché de Lau Pa Sat : la cuisine de rue des hawker centres est inscrite au patrimoine de l’UNESCO.LN9267 · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

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