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Drapeau : Timor oriental

Timor oriental

République démocratique du Timor oriental (Timor-Leste)

Le Timor oriental occupe la moitié est de l'île de Timor, au nord de l'Australie, ainsi qu'une petite enclave sur la côte ouest et quelques îles. Ancienne colonie portugaise, il a été occupé par l'Indonésie de 1975 à 1999 avant de devenir, en 2002, le premier nouvel État indépendant du XXIe siècle. C'est un pays de montagnes, de café et de tissages colorés, les tais.

Le mont Ramelau (Tatamailau, 2 986 mètres), plus haut sommet du Timor oriental, montagne sacrée pour beaucoup de Timorais.Colin Trainor · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons
L’explorateur en Tais
TaisAu Timor oriental, les tais sont des étoffes tissées à la main par les femmes. On les porte en jupe ou noués autour de la taille pour les cérémonies, et on en offre un en écharpe pour accueillir un invité.Source : Wikipédia (en), Tais
Mon explorateur

Histoire

Du santal aux Portugais

  • Il y a des dizaines de milliers d'années : des humains arrivent dans l'île par la mer, parmi les plus anciens navigateurs connus. Plus tard s'installent des peuples de langues austronésiennes et papoues.
  • XIVe-XVIe siècle : le bois de santal de Timor, parfumé, est recherché par les marchands chinois et javanais.
  • XVIe siècle : les Portugais arrivent ; ils s'établissent d'abord à Lifau, dans l'actuelle Oecusse. Les Néerlandais prennent l'ouest de l'île, et la frontière est fixée au début du XXe siècle.
  • 1942-1945 : occupation japonaise ; de nombreux Timorais meurent.

L'occupation et le référendum

  • 28 novembre 1975 : après le départ des Portugais, l'indépendance est proclamée. 7 décembre 1975 : l'Indonésie envahit le territoire et l'annexe l'année suivante ; l'ONU ne reconnaît pas cette annexion.
  • 1975-1999 : l'occupation et le conflit font de très nombreuses victimes, plus de cent mille selon la commission vérité du pays.
  • 1996 : l'évêque Carlos Ximenes Belo et José Ramos-Horta reçoivent le prix Nobel de la paix.
  • 30 août 1999 : lors d'un référendum organisé par l'ONU, près de 80 % des votants choisissent l'indépendance. Des violences suivent, puis l'ONU administre le territoire.

Le nouvel État

  • 20 mai 2002 : indépendance. Le Timor oriental entre aux Nations unies la même année.
  • 2006 : une crise politique et des violences conduisent au retour d'une force internationale.
  • Octobre 2025 : le Timor oriental devient le onzième membre de l'ASEAN.
La cathédrale de l’Immaculée-Conception de Dili, la capitale, inaugurée en 1988.Bahnfrend · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Géographie

Une moitié d'île et une enclave

L'île de Timor est partagée entre l'Indonésie, à l'ouest, et le Timor oriental, à l'est. Le pays comprend aussi l'enclave d'Oecusse, entourée par le territoire indonésien sur la côte nord-ouest, l'île d'Atauro, face à Dili, et le petit îlot de Jaco.

Une chaîne de montagnes parcourt l'île d'ouest en est ; son point culminant, le mont Ramelau (2 986 m), est un lieu de pèlerinage. Les côtes nord sont plus sèches, la côte sud plus humide. La saison des pluies va de décembre à mars.

Mers riches et café de montagne

Les eaux de Timor appartiennent au Triangle de corail, la région marine la plus riche du monde en espèces : autour d'Atauro, on a recensé un nombre record de poissons de récif. Des baleines et des dauphins passent dans le détroit au nord de l'île.

Sur les pentes, on cultive un café réputé. C'est à Timor qu'a été découvert, dans les années 1920, un caféier hybride naturel résistant à une grave maladie des feuilles, qui a servi à créer des variétés cultivées dans le monde entier. Le pétrole et le gaz de la mer de Timor alimentent un fonds qui finance l'essentiel du budget de l'État.

La plage de Cristo Rei, à Dili, la capitale, au bord de la mer de Savu.Bahnfrend · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Culture

Le tais, tissu de l'identité

Les tais sont des étoffes tissées à la main par les femmes, sur des métiers simples, avec des motifs propres à chaque région. On les offre pour accueillir un invité, on les porte aux cérémonies, on les échange lors des mariages. Leur fabrication est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO, sur la liste des savoirs à sauvegarder d'urgence.

Maisons sacrées et légendes

  • Chaque lignée familiale a son uma lulik, maison sacrée au toit très haut, où l'on garde les objets des ancêtres.
  • La majorité des habitants est catholique, et les traditions des ancêtres restent très vivantes.
  • Une légende raconte que l'île est le corps d'un crocodile devenu terre ferme, par reconnaissance envers un enfant qui l'avait aidé. Beaucoup de Timorais appellent le crocodile « grand-père ».
Une maison sacrée traditionnelle (uma lulik) à Lospalos, dans l’est du pays.J. Patrick Fischer · CC BY 2.5 · Wikimedia Commons
Un tais, tissu traditionnel tissé à la main par les femmes du Timor oriental, inscrit au patrimoine de l’UNESCO.Rahmaziz · CC BY 4.0 · Wikimedia Commons

Le quiz : Timor oriental

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