Aller au contenu
Lobinayo Learning

Le cœur et la circulation du sang

Ton cœur est une pompe qui ne s'arrête jamais, pas même quand tu dors. Il pousse le sang dans un réseau de tuyaux qui fait le tour de ton corps entier.

8-12 ans

WhatsAppFacebook

Une pompe, pas un sentiment

On dit « avoir le cœur brisé », « un grand cœur ». Ce sont des images. Le vrai cœur est un muscle creux, à peu près de la taille de ton poing fermé, posé au milieu de ta poitrine et légèrement penché vers la gauche.

Ce muscle a un seul travail : pousser le sang. Il se serre, le sang part ; il se relâche, il se remplit à nouveau. Recommence. Toute ta vie, sans pause.

Pourquoi le sang doit circuler

Chaque partie de ton corps a besoin de deux choses en permanence : de l'oxygène et de la nourriture. Et chaque partie produit des déchets dont il faut la débarrasser.

Le sang fait les deux livraisons à la fois. Il apporte, il emporte. Un muscle de ta jambe qui ne recevrait plus de sang pendant quelques minutes commencerait à souffrir.

Au microscope électronique : un globule rouge (à gauche), qui transporte l’oxygène, une plaquette (au centre) et un globule blanc (à droite) (Institut national du cancer, États-Unis).Electron Microscopy Facility at The National Cancer Institute at Frederick (NCI-Frederick) · Domaine public · Wikimedia Commons

Le trajet, en deux boucles

Le sang ne fait pas un seul tour, mais deux, et le cœur est au centre des deux.

  • La petite boucle : le cœur envoie le sang fatigué vers les poumons. Là, le sang laisse le gaz carbonique et prend de l'oxygène. Il revient au cœur, rouge vif.
  • La grande boucle : le cœur envoie ce sang neuf dans tout le corps, le cerveau, les bras, les reins, les orteils. Le sang y laisse son oxygène, ramasse les déchets, et revient au cœur, plus sombre.

Les trois sortes de tuyaux

  • Les artères partent du cœur. Elles ont des parois épaisses, car le sang y arrive avec force.
  • Les veines reviennent vers le cœur. Ce sont elles qu'on voit en bleu sous la peau du poignet.
  • Les capillaires, minuscules, si fins que les cellules du sang y passent presque une par une. C'est là, et seulement là, que se font les échanges.
L’expérience de William Harvey, publiée en 1628 : en serrant le bras, il montre que le sang des veines ne coule que vers le cœur. C’est la découverte de la circulation.Harvey, William, 1578-1657. · Domaine public · Wikimedia Commons

Prends ton pouls

Pose deux doigts sur ton poignet, du côté du pouce. Tu sens une petite poussée régulière : c'est ton pouls, l'onde que le cœur envoie dans l'artère à chaque battement.

Au repos, un adolescent bat à peu près entre soixante et cent fois par minute. Cours pendant une minute, reprends ton pouls : il est bien plus rapide. Tes muscles réclament plus d'oxygène, le cœur accélère la livraison.

Prendre soin de cette pompe

Le cœur est un muscle : il se renforce à l'effort. Marcher, courir, jouer au football lui font du bien. À l'inverse, le tabac abîme les parois des artères, et trop de sel finit par fatiguer le système. Ce ne sont pas des recommandations d'adulte grincheux : ce sont des conséquences mécaniques.

Un tensiomètre : il mesure la pression du sang dans les artères. Une tension trop élevée fatigue le cœur sans faire mal.Adefanike · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Le savais-tu ?

  • Le cœur continue de battre même si on le sépare des nerfs qui le commandent : il possède son propre déclencheur électrique interne.
  • Le sang n'est jamais bleu. Les veines paraissent bleues à cause de la façon dont la lumière traverse la peau.
  • Les capillaires sont si fins qu'un cheveu est large à côté : c'est pourquoi les échanges avec les cellules peuvent s'y faire.

Cette fiche t’a plu ? Partage-la avec tes amis ou ta classe.

WhatsAppFacebook

Teste ce que tu viens de lire

Chaque réponse est expliquée, juste ou fausse. C’est là qu’on apprend le plus.

À lire ensuite