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Arbres généalogiques

Afrique centrale (RDC, Angola, Congo) · Fin du XVᵉ siècle au début du XVIIᵉ siècle

La famille royale du Kongo

Un roi baptisé, un fils qui écrit au pape, un prince évêque à Rome : les rois du Kongo au XVIᵉ siècle.

L’arbre, 12 personnes

  • Parent et enfant
  • Union, mariage
  • Filiation discutée

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  1. Génération 1

    • , mort vers 1506. Union avec Reine Leonor.
    • , dates inconnues. Union avec Nzinga a Nkuwu.
  2. Génération 2

    • , mort vers 1542. Enfant de Nzinga a Nkuwu et Reine Leonor.
    • , mort vers 1506. Enfant de Nzinga a Nkuwu.
  3. Génération 3

    • , dates inconnues. Enfant de Afonso Iᵉʳ.
    • , dates inconnues. Enfant de Afonso Iᵉʳ.
    • , dates inconnues. Enfant de Afonso Iᵉʳ.
    • , dates inconnues. Enfant de Afonso Iᵉʳ.
    • , dates inconnues. Enfant de Afonso Iᵉʳ.
  4. Génération 4

    • , mort en 1561. Enfant de Nzinga a Mvemba.
    • , mort en 1587. Enfant de Isabel Lukeni lua Mvemba.
  5. Génération 5

    • , mort en 1614. Enfant de Álvaro Iᵉʳ.

Pourquoi cette famille compte

La famille royale du Kongo est l’une des mieux connues d’Afrique centrale pour le XVIᵉ siècle, grâce aux lettres de ses rois et aux récits des Portugais. On y voit un roi se faire baptiser en 1491, son fils Afonso Iᵉʳ régner plus de trente ans en écrivant au roi du Portugal et au pape, et un petit-fils de ce roi devenir évêque à Rome. On y voit aussi comment une succession disputée pouvait déchirer un royaume.

Comment se transmettait le pouvoir

Au Kongo, le pouvoir ne passait pas automatiquement du père au fils aîné. À la mort d’un roi, des électeurs, des grands seigneurs dont ceux des provinces de Soyo et de Mbata, choisissaient le nouveau roi parmi les descendants des rois ; en pratique, les familles les plus puissantes de la capitale décidaient souvent. Après Afonso Iᵉʳ, tous les rois se disaient ses descendants, souvent par ses filles, et les candidats devenaient de plus en plus nombreux. Chaque élection pouvait tourner à la guerre entre branches rivales de la famille royale (au XVIIᵉ siècle, les maisons Kimpanzu, Kinkanga et Kinlaza), et celui qui tenait la capitale avec une armée avait souvent le dernier mot.

Après Afonso Iᵉʳ, les liens de famille sont mal connus. Une généalogie écrite en 1624 rattache les rois suivants à trois filles d’Afonso, mais elle servait aussi à justifier la famille alors au pouvoir : les historiens s’en méfient, d’où les liens marqués « discutés ». Les dates varient aussi de quelques années selon les sources (Afonso devient roi en 1506 ou en 1509). Enfin, l’historien John Thornton rappelle qu’au Kongo, « oncle » ou « frère » pouvait désigner une place dans la famille plutôt qu’une parenté exacte.

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