Afrique centrale (Angola) · Fin du XVIᵉ et XVIIᵉ siècles
Nzinga et la famille royale du Ndongo
Une reine qui se faisait appeler roi, un frère rival, des sœurs captives : la famille de Nzinga Mbande.
L’arbre, 12 personnes
- Parent et enfant
- Union, mariage
- Filiation discutée
Touche une personne pour lire sa fiche. Sur téléphone, fais glisser l’arbre ou zoome avec deux doigts.
Lire l’arbre sous forme de liste
Génération 1
- , dates inconnues.
Génération 2
- , mort en 1617. Enfant de Kilombo kia Kasenda. Union avec Kangela.
- , dates inconnues. Union avec Mbande a Ngola Kiluanji.
Génération 3
- , née vers 1582, morte en 1663. Enfant de Mbande a Ngola Kiluanji et Kangela. Union avec Salvador.
- , dates inconnues. Union avec Nzinga Mbande.
- , mort en 1624. Enfant de Mbande a Ngola Kiluanji et Kangela.
- , mort vers 1617. Enfant de Mbande a Ngola Kiluanji.
- , morte en 1666. Enfant de Mbande a Ngola Kiluanji. Union avec Njinga a Mona.
- , dates inconnues. Union avec Kambu.
- , dates inconnues. Enfant de Mbande a Ngola Kiluanji.
Génération 4
- , mort vers 1617. Enfant de Nzinga Mbande.
- , dates inconnues. Enfant de Ngola Mbandi.
Pourquoi cette famille compte
Nzinga Mbande, reine du Ndongo puis du Matamba, a tenu tête aux Portugais pendant plus de trente ans. Son histoire est aussi une histoire de famille : un frère qui fait tuer ses rivaux pour régner, une sœur espionne, une autre sœur captive qui devient reine à son tour. Cet arbre montre comment le pouvoir se gagnait, se perdait et se défendait au sein d’une même famille royale.
Comment se transmettait le pouvoir
Au Ndongo, le roi, appelé ngola, n’était pas désigné d’avance : à sa mort, les grands du royaume choisissaient un successeur parmi les membres de la famille royale, et chaque candidat comptait sur ses partisans, parfois sur la force. Nzinga avait deux handicaps aux yeux de nombreux nobles : elle était une femme, et sa mère était une captive. Elle gouverne d’abord pour son jeune neveu, puis en son propre nom, se fait appeler roi et doit combattre un rival installé par les Portugais. Au Matamba, sa sœur Kambu est élue pour lui succéder en 1663, et plusieurs autres femmes y régneront jusqu’au XVIIIᵉ siècle.
On connaît cette famille surtout par les missionnaires capucins Cavazzi et Gaeta, qui ont vécu à la cour de Nzinga, et par les archives portugaises : des récits précieux mais pas neutres. Les historiens ne s’accordent pas sur un point : Ngola Mbandi était-il le frère ou le demi-frère de Nzinga ? Les noms de trois enfants de la famille ne sont pas connus. Selon une tradition rapportée par Cavazzi, le fondateur du Ndongo, n’ayant pas de fils, aurait été suivi sur le trône par ses filles.
À toi de jouer
D’où viennent ces informations
- Linda M. Heywood, « Njinga », Dictionary of African Christian Biography
- Giovanni Antonio Cavazzi, Relation historique de l’Éthiopie occidentale, trad. et éd. J.-B. Labat, tome IV, 1732 (Internet Archive)
- The Strange Adventures of Andrew Battell, éd. E. G. Ravenstein, Hakluyt Society, 1901 : notes sur le Ndongo et le Matamba (Projet Gutenberg)
- South African History Online, « Njinga Ana de Sousa »
- Laura Zornosa, « Njinga », EBSCO Research Starters
- Nicolette M. Kostiw, « Njinga Mbandi », Enslaved: Peoples of the Historical Slave Trade (Michigan State University)
- Jan Vansina (d’après T. Obenga), « Le royaume du Kongo et ses voisins », Histoire générale de l’Afrique, vol. V, chap. 19, UNESCO (PDF mis en ligne par Bokundoli)
- John K. Thornton, « Elite Women in the Kingdom of Kongo », The Journal of African History, 2006 (résumé, Cambridge Core)
Envie de faire le tien ? Construis ton propre arbre.